Villars Chocolats — Rebranding d’une icône suisse
Villars Chocolats, c’est plus de 100 ans d’histoire chocolatière en Suisse. Quand le groupe Bongrain rachète la marque en 2015, il confie le rebranding à une agence externe. Résultat : les ventes s’effondrent partout dans le monde. Les consommateurs fidèles ne reconnaissent plus leur marque. Les nouveaux ne sont pas convaincus.
C’est là qu’on fait appel à moi.
Le diagnostic
Les focus groups sont clairs : le nouveau packaging est perçu comme froid, élitiste, sans âme. Ce que les clients aimaient — l’authenticité, le paysage suisse, le caractère artisanal — a disparu. En parallèle, un second problème émerge : les différentes tablettes se ressemblent trop. Impossible de s’y retrouver en rayon.
La stratégie
En écoutant les équipes Villars, en analysant les retours consommateurs et en me plongeant dans l’ADN de la marque, j’identifie ce qui fait Villars : fierté du terroir, émotion, storytelling, authenticité. Ce sont ces valeurs qui guident toutes mes décisions créatives.
Les choix créatifs
Je réintroduis le paysage suisse, la vache, le chalet — mais traités avec caractère, pas de façon générique. J’ajoute un papier texturé pour apporter de la sensorialité : en magasin, on ne peut pas goûter le chocolat, mais on peut le ressentir. Un code couleur clair différencie chaque recette pour faciliter la navigation en rayon. Et la phrase en français — marque d’authenticité — retrouve sa place sur l’emballage.
Le résultat: une identité qui réconcilie l’héritage de la marque avec une modernité assumée.
Hugo Reitzel — Quand l’appétit devient une stratégie
Hugo Reitzel est une référence incontournable dans l’univers des condiments et pickles en Suisse, avec deux branches distinctes : les produits grande distribution (Migros, Coop) et le food service professionnel (restaurants, hôtels).
Deux marchés, deux problèmes.
Le diagnostic
Pour la grande distribution, les visuels manquent cruellement d’appétence. Les légumes sont traités comme des éléments graphiques décoratifs — pas comme des produits désirables. Le packaging est trop froid, trop graphique, pas assez gourmand.
Pour le food service, les professionnels travaillent vite. Ils ont besoin d’identifier le bon produit en un coup d’œil. Or les étiquettes manquent de cohérence et de différenciation entre les références.
La stratégie
Je pars d’une question simple : qu’est-ce qui crée l’envie chez un consommateur face à un rayon ? Pas la géométrie. Pas le graphisme froid. La vie, le mouvement, la matière.
Les choix créatifs
Pour la grande distribution, je conserve le fond noir premium — il fonctionne — mais j’y insuffle du mouvement et de la sensorialité. Les cornichons et oignons deviennent les vraies stars du packaging, traités avec gourmandise. J’ai également développé un flacon shaker innovant pour rendre le concept produit immédiatement compréhensible.
Pour le food service, j’applique la même logique d’appétence et j’introduis un code couleur par produit pour une navigation rapide et intuitive. Les deux gammes gagnent en cohérence visuelle — food service devient aussi premium que la grande distribution.